Un animal sauvage – Joël Dicker


Braquage à Genève, 2 juillet 2022, deux malfaiteurs sont sur le point de dévaliser une grande bijouterie de Genève. Mais ce braquage est loin d’être un banal fait divers…
Vingt jours plus tôt, dans une banlieue cossue des rives du lac Léman, Sophie Braun s’apprête à fêter ses quarante ans. La vie lui sourit. Elle habite avec sa famille dans une magnifique villa bordée par la forêt. Mais son monde idyllique commence à vaciller.
Son mari est empêtré dans ses petits arrangements.
Son voisin, un policier pourtant réputé irréprochable, est fasciné par elle jusqu’à l’obsession et l’épie dans sa vie la plus intime.
Et un mystérieux rôdeur lui offre, le jour de son anniversaire, un cadeau qui va la bouleverser.
Il faudra de nombreux allers-retours dans le passé, loin de Genève, pour remonter à l’origine de cette intrigue diabolique dont personne ne sortira indemne. Pas même le lecteur.

Dernière lecture de 2025. J’avais un peu d’apréhension car les romans de J. Docker me paressent souvent un peu complexe. J’ai bien aimé celui-ci, je me suis bien laissée embarquer avec les personnages. Un bon moment pour cette lecture conseillée par Sonia. (416 pages)

Voici demain – Valentin Musso


Chloé et Paul vivent dans une ferme isolée, au pied des Pyrénées. Ils partagent leur quotidien avec Mathieu, qui initie Paul à la chasse et à diverses techniques de survie. Le trio a renoncé à tout confort moderne, se coupant du monde pour se rapprocher de la nature.
Mais la réalité ne va pas tarder à se rappeler à eux quand l’impensable se produit, plongeant le pays dans la panique. Dans cet univers rendu à l’état sauvage, le moindre faux pas peut être fatal, et c’est une banale chute qui va mettre en péril la santé de Mathieu.
Dès lors, les choses vont empirant, et lorsqu’un inconnu fait irruption dans la propriété, la vie déjà précaire de Chloé et Paul vole en éclats. Ils sont loin de se douter du danger qui les guette désormais…

Un roman postapocalyptique dans lequel je me suis laissée embarquer, et par lequel je me suis bien fait berner!! (182 pages)

« La richesse d’un homme se mesure au nombre de choses dont il peut se passer.

« Parfois on ment, mais on ne le fait pas avec de mauvaises intentions. »

Tout est sous contrôle – Christopher Bouix


À qui profite le bonheur ?
Bienvenue dans un monde parfait. Ici la vie heureuse s’étale quotidiennement sur le réseau HappyApp, où l’indice de bonheur individuel donne accès à ce que la société réserve aux meilleurs. Offres premiums, métier et logements hauts-de-gamme, et surtout parentalité, désormais réservée aux citoyens les plus épanouis.
Jeunes, beaux, amoureux, jusqu’où Juliette et Néo Lanhéry seront-ils prêts à aller pour y accéder ?

Ayant vraiment bien apprécié le précédent roman de l’auteur, Alfie, sur l’intelligence artificielle, j’étais impatiente de lire celui-ci. J’ai adoré ce roman parce que j’ai détesté, j’ai été révolté par ce qui s’y passe! C’est un roman qui se positionne dans un futur proche et qui nous questionne sur le monde de demain. (400 pages)

L’homme qui rétrécit – Richard Matheson


« L’araignée fonça sur lui dans l’ombre des étendues sableuses, tricotant furieusement de ses pattes immenses. Son corps ressemblait à un oeuf gigantesque et luisant qui tremblait de toute sa masse noire tandis qu’elle chargeait à travers les monticules privés de vent, laissant dans son sillage des ruissellements de sable. L’homme en resta paralysé. Il vit l’éclat venimeux des yeux de l’araignée. Il la regarda escalader une brindille de la taille d’un rondin, le corps haut perché sur ses pattes que le mouvement rendait floues, jusqu’à atteindre le niveau des épaules de l’homme. »

Je n’ai pas accroché avec ce livre, conseillée par une amie. Il m’aurait sans doute plu, plus jeune. Là, j’avoue que le sujet ayant été beaucoup exploité maintenant, j’ai plutôt eu une impression de déjà-vu. (204 pages)

Le cœur cousu – Carole Martinez


Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse… Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte: les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d’imaginer. Le merveilleux ici n’est jamais forcé: il s’inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

Lecture intéressante, conseillée par une copine, avec une pointe de surréalisme. Mais j’ai trouvé le roman un peu long.(434 pages)

Chat sur ordonnance – Syou Ishida


Bienvenue à la Clinique psychologique de Nakagyô. Un centre de soin situé au cœur de Kyôto, au fond d’une ruelle sombre, particulièrement difficile à trouver.
Assisté de son infirmière Chitose, le docteur Nike y reçoit des patients de tous horizons. Sa particularité ? Ne pas prescrire des médicaments, mais… des chats !
Un jeune homme harcelé au travail, un père de famille désemparé, une mère qui a du mal à communiquer avec sa fille, une créatrice de mode trop perfectionniste… vont en faire l’expérience.
Que leur révèleront ces êtres capricieux et délicats, exigeants mais si charmants ? Et si les traitements prenaient des formes totalement inattendues ? 
Drôle, subtil et très réconfortant, ce roman best-seller au Japon vous délivrera peut-être les clés du bonheur !

Toujours un peu étrange la littérature japonaise. Ce petit roman était rigolo, inattendu. Une lecture gentillette, pleine de douceur et de ronrons.(178 pages)

Fille – Camille Laurens


« Vous avez des enfants ? demande le monsieur. – Non, dit mon père. J’ai deux filles. »

Laurence grandit avec sa sœur dans les années 1960 à Rouen. Naître garçon aurait sans doute facilité les choses. Un garçon, c’est toujours mieux qu’une garce.

Puis Laurence devient mère dans les années 1990. Être une fille, avoir une fille : comment faire ?
Que transmettre ?

Avec une maîtrise exceptionnelle, Camille Laurens restitue les mouvements intimes au sein des mutations sociales et met en lumière l’importance des mots dans la construction d’une vie.

Un roman intéressant.(168 pages)

« On ne sait pas quel job aura le prince charmant, mais il ne choisira pas la pisseuse qui roupille en attendant qu’il débarque. »

Les fleurs sauvages – Holly Ringland


Lorsqu’une tragédie change à jamais sa vie, la jeune Alice Hart, âgée de neuf ans, part vivre chez sa grand-mère qu’elle ne connaît pas. Quittant le bord de l’océan où elle a grandi, elle trouve refuge dans la ferme horticole de June, où celle-ci cultive des fleurs sauvages d’Australie. Au fil du temps, Alice oublie les démons du passé et apprend à perpétuer la tradition familiale en utilisant le langage des fleurs pour remplacer les mots lorsqu’ils se font trop douloureux. Mais l’histoire des Hart est hantée par de nombreux secrets que June cache à sa petite-fille. Une sorte de fatalité semble accabler les femmes de leur famille, aussi June préfère-t-elle tenir Alice à l’abri de la vérité, quitte à la tenir à distance de l’amour. Une fois adulte, révoltée par ce silence et trahie par celles qui lui sont le plus chères, Alice se rend compte qu’il y a des histoires que les fleurs seules ne peuvent raconter. Si elle veut être libre, elle doit partir et inventer l’histoire la plus importante de toutes : la sienne…

Un roman sublime, qui court sur 4 générations, et où les plantes sont mises à l’honneur. A l’intérieur, une image florale ainsi que sa fiche descriptive initie chaque chapitre. Des fleurs, on en voit et on en hume partout. C’est tellement vivant, coloré, parfumé et si bien imagé que l’on peut tout imaginer comme si nous y étions.(355 pages)

« La vie va de l’avant, mais ne se comprend qu’en regardant en arrière. »

Le mur invisible – Marlen Haushofer


Voici le roman le plus célèbre et le plus émouvant de Marlen Haushofer, journal de bord d’une femme ordinaire, confrontée à une expérience – limite. Après une catastrophe planétaire, l’héroïne se retrouve seule dans un chalet en pleine forêt autrichienne, séparée du reste du monde par un mur invisible au-delà duquel toute vie semble s’être pétrifiée durant la nuit. Tel un moderne Robinson, elle organise sa survie en compagnie de quelques animaux familiers, prend en main son destin dans un combat quotidien contre la forêt, les intempéries et la maladie. Et ce qui aurait pu être un simple exercice de style sur un thème à la mode prend dès lors la dimension d’une aventure bouleversante où le labeur, la solitude et la peur constituent les conditions de l’expérience humaine.

Je suis allée chercher ce roman car il faisait partie de la bibliographie d’Agnès Ledig pour Répondre à la nuit que j’ai lu juste avant. Elle a piqué ma curiosité. Ce livre est un roman à part, singulier, et je suis contente de ne pas être passé à côté. (188 pages)

Répondre à la nuit – Agnès Ledig


Installée dans une ferme en lisière de forêt vosgienne, Agnès Ledig puise son inspiration auprès des animaux et des plantes qui l’entourent.
C’est là qu’est née l’histoire de Témis, archère amoureuse des cerfs, Rémy, bûcheron sensible et protecteur, Maxence, audionaturaliste discret et passionné, ou encore Victoire, soigneuse aux doigts de fée.
En nous plongeant au cœur d’une nature sauvage menacée, Répondre à la nuit nous pousse dans nos retranchements : jusqu’où devrons-nous aller pour défendre le vivant ?

Ce roman est un de ses romans magiques qui savent me faire du bien. J’ai été complètement transporté dans la nature sauvage où se trouvent les personnages, j’étais avec eux. L’histoire est très plaisante. Vraiment une belle lecture pour moi. (330 pages)

« Il rêvait d’un temps où les humains seraient amenés à choisir la simplicité, la frugalité, l’économie, l’entraide, l’obligation saine de faire avec le vivant et non contre. »

« La mort est un cadeau de la vie à elle-même. »

« Nous ne sommes pas quelque part dans la nature, nous sommes la nature. »